La 2ème guerre mondiale.


Lors de la 2ème guerre mondiale, le fort Kléber, redevient le fort Bismarck dès l’armistice du 22 juin 1940. Il sert ensuite de prison et de camp de transit pour les prisonniers de guerre.
A partir du 21 septembre 1943 environ un millier d’officiers de Sa Majesté arrivent au Fort Bismarck. Ils sont entassés dans les casemates, obligés de coucher sur des lits superposés en trois étages. Et sont confrontés au froid, à la faim, l’humidité, le manque d’eau et d’hygiène, aux latrines insuffisantes et aux parasites.

Bien que gardés par des chiens, des prisonniers néo-zélandais et australiens réussissent à s’évader en escaladant le mur à partir du fossé Les autres prisonniers sont transférés dans des camps en Allemagne.


Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie, le 25 août, Paris est libéré.
Le 23 novembre 1944, le lieutenant-colonel PUTZ, à la tête d’un sous-groupement de la 2ème DB, parti de Saverne atteint Oberschaeffolsheim. Il se heurte alors au fossé antichar et à l’entonnoir d’une mine que les Allemands ont fait sauter pour couper la route qui mène vers Strasbourg. Les assaillants sont pris directement sous les feux du fort Bismarck situé à 300 mètres à peine.

Des tireurs d’élite se sont attachés dans les arbres du rempart Ouest. Un canon de 88, est tapi au Nord du fort. L’approche du fort est une vaste étendue de champs de terre lourde et collante aux pieds, n’offrant aucun abri. Sous la pluie aucun char ne peut y manœuvrer sous peine de s’enliser. Les fantassins forment des cibles faciles pour les tireurs embusqués.

Les troupes de Putz paient un lourd tribut à cet engagement. Un chef de char est tué d’une balle dans la tête. Trois officiers sont successivement mis hors de combat. Il y a des morts et des blessés dans la compagnie du génie qui tente de neutraliser l’obstacle.

Vers midi une passerelle permettant de franchir le fossé est installée. La progression peut reprendre.
Un char réussit à contourner le fort, canonne quasi à bout portant la façade Est du fort. Comprenant que la partie est perdue, une partie de la garnison s’enfuit par un souterrain vers le fort Frère d’Oberhausbergen et un drapeau blanc est hissé par le reste de la troupe qui se rend.

Le sous-groupement rentre ensuite dans Strasbourg par Koenigshoffen et participe ensuite à la libération de Strasbourg le même jour.

Le Fort Bismarck redevient français et reprend le nom de Fort Kléber. L’armée française décide d’occuper le fort à temps plein par une unité militaire (le Centre Mobilisateur 66) jusqu’au 30 juin 1996.

En 1996, le Fort Kléber est cédé à la commune de Wolfisheim et l’Association des Amis du Fort Kléber est créée.

Il comprend actuellement sur 11,4 hectares : 3300m² de bureaux, 1200m² de locaux divers et 6000m² de hangars, Il héberge ainsi les Services Municipaux, de nombreuses associations, des artistes…


AAFK Association des Amis du Fort Kléber : rue du fort Kléber - 67202 Wolfisheim