Sapes et contre-sapes



Avant l’apparition de l’artillerie lourde,une des façons efficaces d’emporter une forteresse était de détruire son système de remparts.

A cette fin l’assiégeant creusait une ou plusieurs galeries, appelées « sapes », jusque sous les fortifications. De là vient l’expression : saper une forteresse. Arrivé là il élargissait une cavité, «  le fourneau de mine », qu’il bourrait d’explosif. On devine la suite.

Afin de contrer ce danger, les ingénieurs militaires en charge de la construction de ce fort ont exploité une des propriétés des galeries souterraines qui est de constituer une chambre d’écho. Ils ont aménagé un réseau de galeries qui s’étend assez loin vers le côté OUEST, d’où l’assaillant français était censé venir. De là vient le nom de «  contre sape ». Une sentinelle, postée dans le silence absolu de ces ouvrages, pouvait entendre les coups de pioches et de pelles même s’ils venaient de très loin.

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